La vie wagnérienne

30 juillet 2017

PERIPLE EN TERRES FAMILIERES

Notre sortie wagnérienne estivale nous a conduit d'abord à Zurich pour saluer notre vieille connaissance Armin Troesch et lui acheter quelques anciennes partitions qui pourront être utilisées pour un prochain concert de notre Cercle lyonnais.

Nous en avons profité pour aller photographier ce qui reste de la Pension Rinderknecht (56-58 Hochstraße) où Wagner écrivit le poème de la Walkyrie.

Ancienne pension Rinderknecht

La première halte était Oberammergau où nous avons vu, dans le Théâtre de la Passion (dont la capacité est de plus de 4000 places), la dernière d'une série de six représentations du Hollandais Volant. Le théâtre était bourré, ce fut un beau succès populaire, même si on pouvait regretter la sonorisation (toutefois indispensable vu la grandeur du théâtre) qui altère l'ambiance, mais c'était plus réconfortant qu'une salle à moitié vide dans une maison d'opéra prestigieuse.

Theâtre de la passion

Le spectacle était de grande qualité et tous les chanteurs furent à la hauteur de leur rôle. C'est le Hollandais de Gabor Bretz qui domina toutefois la production en donnant au personnage une dimension tant vocale que physique assez impressionnante. Il possède une très belle voix, ample et puissante qu'on aimerait bien entendre dans un vrai théâtre d'opéra. Sa partenaire, Iliene Kinca, fit également une admirable prestation. Bien que légèrement métallique dans les aigus (mais le chef d'orchestre avait choisi d'utiliser la version la plus aigue), sa voix est ample et  elle s'acquitta fort bien de ce rôle de Senta qui semble être son premier rôle wagnérien. Les autres interprètes, Guido Jentjens dans le rôle de Daland ou David Danholt dans celui d'Erik étaient aussi excellents. Une mention particulière peut être donnée à la Mary d'Iris van Wijnen. Ce rôle, neutre et souvent chanté par une artiste vieillissante, fut joliment interpreté par cette jeune chanteuse qui se prenait un peu pour Mary Poppins. Il faut dire que la scène du choeur des fileuses était transposée en une répétition de chorale dont Mary était le chef. Ce fut drôle et sympathique, sans aucune vulgarité. Il faut ajouter que si les solistes et les musiciens étaient tous sonorisés, les choristes ne l'étaient pas, et heureusement, car ils étaient 180 chanteurs amateurs de la région. La scène, pourtant très vaste, était donc bien remplie tant pour la scène des fileuses que pour celles des matelots. La mise en scène était sans prétention, adaptée au lieu scénique, mais fort respectueuse. L'orchestre de jeunes musiciens formant la Neue Philharmonie de Munich, suivit avec ardeur les injonctions du chef Ainars Rubikis mais sa performance se ressentit quelque peu des servitudes de la sonorisation.

Le Hollandais

 

 

Senta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Erik et Daland

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mary

 

 

 

 

Ainars Rubikis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route de Munich, deux haltes s'imposaient : à Berg, près de la croix marquant l'emplacement où fut retrouvé le corps du roi Louis II, et non loin de là, à Kempfenhausen, à la Villa Pellet où résidait Wagner  en 1864 au début de son séjour dans le voisinage de son jeune protecteur.

La croix dans le lac

 

 

Plaque sur la croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle votive

Chapelle votive à Louis II

Villa Pellet

 

 

 

Plaque Villa Pellet

 

 

 

 

 

 

 

 

A Munich, nous avions eu l'idée d'assister à une représentation de l'opérette Wiener Blut, sans doute pour le plaisir d'écouter la musique charmante de Johann Strauss mais aussi parce que la représentation avait lieu au théâtre Cuvilliés. L'histoire de ce théâtre est la suivante : la merveilleuse décoration rococo qui était celle du Residenz Theater (là où eurent lieu les répétitions de Tristan en 1865) fut mise à l'abri dans les années quarante, et après les bombardements de la guerre, reconstruite dans un autre endroit du palais de la Résidence. On passe sur le spectacle lui-même, bon enfant, mais de qualité, en disant seulement qu'on a passé un bon moment et pris des photos de la salle.

Theâtre Cuvilliés

Nous joignons la photo de la plaque marquant l'emplacement de la villa occupée par Wagner dans la Briennerstraße, en face de la Lenbach Haus.

Briennerstrasse 37

 

Le lendemain, le temps pluvieux persistant nous a incité à aller au cinéma pour suivre la retransmission, en léger différé, des Maîtres Chanteurs, spectacle d'ouverture du Festival de Bayreuth, dans une mise en scène de Barrie Kosky. Le "concept" était double : insister sur l'investissement personnel de Richard Wagner dans ses personnages (à la fois Sachs, Walther et même plus douteusement David) et aussi étaler des allusions plus ou moins fines sur l'antisémisme proto nazi dont s'est rendu coupable l'auteur de l'ouvrage. Nous ne voulons pas rendre compte du résultat en imitant les circonlocutions douteuses, façon danse du ventre, des critiques plus ou moins professionnels qui n'ont pas forcément apprécié mais qui n'osent pas le dire. 

Maitres au cinéma

Le permier acte, dans la salle de Wahnfried, où les personnages sont Wagner, Cosima, Liszt, Hermann Levi (allez savoir pourquoi !) est assez virtuose théâtralement, on pourrait dire cinématographiquement, ce qui fait que la musique y prend des allures de musique de film et que la performance de l'orchestre de Philippe Jordan passe à peu près inaperçue. Le deuxième acte est bâtard, et le troisième (dans la salle du tribunal de Nuremberg) est carrément raté.

Côté chanteurs, avec les réserves qu'impose la retransmission télé, il n'y a que des éloges à adresser à Michael Volle (Sachs), Johannes Martin Kränzle (Beckmesser), Daniel Behle (David) et Klaus Florian Vogt (Walther) avec les réticences habituelles pour ce dernier. Mais l'erreur de casting monumentale est l'Eva d'Anne Schwanewilms, coquette minaudière et largement sur le retour, peut-être proche d'une Cosima de pacotille mais totalement hors d'état pour incarner la jeune fille amoureuse, innocente mais passionnée, rouée mais pure et fraîche. Sur le plan vocal, elle est tout aussi insuffisante et on se perd en conjectures sur le choix de cette artiste dont on a pu naguère apprécier les qualités.

Remarques annexes : la belle salle de cinéma où nous étions n'était remplie qu'à 25-30%. Pendant les entractes, nous avons eu droit à quelques interventions d'une triste banalité et nous avons pu constater que le présentateur allemand était aussi niais et incompétent que ses collègues français.

Le jour d'après, direction Bayreuth où, à Wahnfried, Oswald Georg Bauer présentait son dernier ouvrage sur Wieland Wagner. Nous avons revu avec plaisir celui dont nous avions fait la connaissance il y a quarante ans à l'époque de la rédaction des "Rendez-vous wagnériens" alors qu'il dirigeait le bureau de presse du Festival. A cette présentation assistaient les trois enfants de Wieland : Wolf-Siegfried; Nike et Daphné (Iris est décédée en 2014).

Le musée présente une exposition didactique très documentée sur le travail de metteur en scène de Wieland en cette année du centenaire de sa naissance.

naissance de Wieland

 

 

Meistersinger 1956

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Costumes 1

costumes 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la salle des trésors de Wahnfried, sont présentés les originaux des travaux de préparation du poème et de la musique des Maîtres Chanteurs ainsi que le manuscrit de la partition définitive prêtée par le Musée National Germanique de Nuremberg à l'occasion de la nouvelle production du Festival.

Partition manuscrite

 

Notre petit circuit nous a fait repasser au bord du lac de Zurich pour notre visite annuelle d'amitié à Christine Wille dans sa belle propriété de Mariafeld.

Nous avons terminé à Mornex en Haute-Savoie où Wagner séjourna en 1856 pour soigner son érésypèle (voir "Un patient nommé Wagner" de Pascal Bouteldja p.88-93) et y photographier l'inscription fameuse sur le Pavillon des glycines. Dans le voisinage, l'établissement de soins du Dr. Vaillant a maintenant fait place à une construction luxueuse, propriété bien gardée d'une altesse orientale.

Maison de Mornex

Plaque sur la maison de Mornex

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi va la vie... wagnérienne... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


13 juillet 2017

Jetzt soll ich Sie befragen !

Depuis plusieurs années, je m'étonne et je me réjouis que des lecteurs américains constituent une part importante des visiteurs de mon blog.

Mais, depuis le début du mois de juillet leur nombre et leur proportion ont considérablement augmenté.

Chers amis wagnériens des Etats-Unis, si quelques uns d'entre vous pouvaient m'adresser un petit message d'explication, cela me ferait plaisir et contenterait ma curiosité.

Merci d'avance.

Chantal Perrier : c-perrier@wanadoo.fr

Tête américaine

 

 

Posté par walsungen à 21:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

03 juillet 2017

LONGUEURS ET COUPURES WAGNERIENNES

Dans la brouette des lieux communs en matière d'opinions musicales, il est d'usage d'y déposer les encombrantes longueurs des ouvrages de Richard Wagner. Le terme regroupe en réalité des remarques de deux ordres :

- Premièrement, cela correspond au fait que la durée  de ces oeuvres est en général supérieure à celles de la plupart des opéras du répertoire. Ce qui n'est pas sans conséquences pratiques. Par exemple, il faut commencer la soirée plus tôt pour ne pas qu'elle finisse trop tard et fasse rater le dernier métro ou tramway. Le phénomène est aggravé du fait que, vue la longueur, le spectateur peut éprouver une sensation de faim, et qu'il faut prendre des dispositions pour assouvir cette faim, ce qui inévitablement entraîne un allongement de la durée des entractes. A ce propos, il faut souligner les difficultés auxquelles peut être confronté le personnel chargé de la restauration, vu que Richard n'a pas donné de consignes métronomiques. Ainsi, pour le premier entracte de Parsifal à Bayreuth, les personnes chargées de préparer les saucisses grillées voient leur programme de travail complètement bouleversé selon que c'est Pierre Boulez ou James Levine qui opère dans l'abîme mystique.

les saucisses à Bayreuth 1

Deux cartes de Matthias Ose

les saucisses à Bayreuth 2

Une solution radicale pour obvier à une durée jugée excessive a longtemps été, aux temps plus ou moins héroïques du wagnérisme, d'opérer des coupures avec une ardeur telle que l'opération ne relevait pas de la chirurgie mais plutôt de la charcuterie.

Wagner muet

De nos jours, la vogue des ces pratiques semble révolue et ne subsiste guère qu'en cas d'incapacité manifeste d'un interprète (à moins qu'il s'agisse du diktat iconoclaste d'un metteur en scène) ou, cas particulier, de manière justifiée dans Rienzi, oeuvre qu'on peut qualifier de pré-wagnérienne et pour laquelle l'auteur lui-même estimait nécessaire de procéder à des "allègements".

Beaucoup plus contestable est l'attitude de Wieland Wagner qui, au début des années soixante, procéda à un mixage mutilant sur Tannhäuser.

On ne parle pas bien sûr des versions abrégées du genre "Ring in einem Abend"

Cependant, deux amputations sont couramment pratiquées au point qu'on en fait plutôt la remarque a contrario quand le passage est effectivement joué : c'est premièrement la partie du duo du deuxième acte de Tristan dissertant sur l'éclat trompeur du jour et précédant l'invocation à la nuit. Deuxièmement, il s'agit de l'ensemble vocal qui suit le récit du Graal avant le retour du cygne de Lohengrin.

La coupure de Tristan a pour but de ménager un peu les chanteurs, en même temps que la capacité d'endurance du public; mais Bayreuth et d'autres grandes scènes refusent cette mutilation.

La coupure de l'ensemble de Lohengrin (à ne pas confondre avec la suppression de la deuxième partie du récit du Graal que Wagner lui-même décida avant même la création de l'ouvrage), est maintenant d'un usage généralisé même à Bayreuth ; c'est vrai que cet ensemble nuit à l'intensité dramatique, qu'il accentue le côté opéra conventionnel et de plus son texte contient quelques vers bellicistes embarrassants.

 

 

Lohengrin sans coupures

Lohengrin avec coupures

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- La deuxième acception

 du terme "longueur" ( que l'on emploie plutôt au pluriel) concerne des passages où l'intérêt du spectateur faiblit. Difficile de dire si c'est l'auteur qui abuse de la constante attention du public ou si c'est celui-ci qui se désintéresse du sujet. Les anecdotes sont bien connues allant du vénérable aristocrate qui n'oublie jamais son monocle pour être sûr de ne dormir que d'un oeil au premier acte de Parsifal, à ce très respectable spécialiste qui proteste contre de prétendues coupures pratiquées alors qu'il s'était tout simplement assoupi. Celui qui prétend n'avoir jamais été la proie de ce genre de défaillance ne doit pas avoir une longue expérience wagnérienne à moins que ce soit tout simplement un menteur...

Bzzzz couleur

 

 

monocle_modifié-1

 

 

 

 

 

 

 

 

Un cas très spécial est celui du deuxième acte de la Walkyrie "un bourbier d'horreurs et de sublimités" comme le qualifiait Wagner. Chaque passage, chaque scène considérée séparément, se présente comme un sommet de l'art dramatico-musical : le prélude et les appels de Brünnhilde, le dialogue Wotan-Fricka, les récits terribles du dieu, le désarroi des jumeaux en fuite, la sublime annonce de la mort, la violence déchaînée du final. Tout cela ne dure guère plus d'une heure, mais le spectateur en ressort épuisé ; c'est en tout cas ce que j'ai maintes fois éprouvé.

La longueur, la densité des drames wagnériens, surtout des oeuvres de maturité (tant redoutées des musiciens d'orchestre qui réclament des compensations à leur employeur) fait que dans un sens opposé on en arrive à trouver que le Vaisseau Fantôme est bien court et qu'on s'indigne à bon droit de versions de concert qui se limitent à un acte de tel ou tel ouvrage.

Certains spécialistes se penchent gravement sur les questions chronométriques, à savoir quelle est l'oeuvre ou quel est l'acte le plus long en comparant les versions dirigées par les grands chefs d'orchestre. Les spécialistes en question s'attardent beaucoup plus rarement sur les oeuvres wagnériennes les plus courtes. Et pourtant, ce serait une preuve supplémentaire de l'adage selon lequel "qui peut le plus peut le moins"  (même si ce n'est pas forcément le meilleur !). La réponse se trouve dans la consultation du répertoire Wagner Werke Verzeichnis : la Polka pour piano WWV84 dure 30 secondes et peut aller jusqu'à 45 si on prend un tempo ultra langoureux ; elle mérite, ex-aequo, la cocarde de la pièce la plus brève avec WWV101, l'Hymne pour les pompiers allemands qui s'exécute lui aussi en une demi-minute par un choeur d'hommes a cappella.

Polka partition

Wahlspruch

Wagner, plus ou moins inconsciemment, emporté et exalté par ses sujets les a développés avec une ampleur, une fougue et une densité à nulles autres pareilles : ainsi Tristan devait être une pièce simple, facile à monter par les théâtres ; les Maîtres Chanteurs, une comédie aimable et bourgeoise : et ce sont sûrement, même si c'est pour des raisons différentes, les deux oeuvres les plus redoutables à monter au théâtre, surtout si on veut que la production soit à la hauteur, c'est-à-dire à leur hauteur. 

faire court_modifié-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par walsungen à 20:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 juin 2017

LOHENGRIN A SAINT-ETIENNE

Notre Cercle lyonnais avait rassemblé 39 participants pour la dernière réunion de la saison qui était un déplacement à Saint-Etienne pour assister à un Lohengrin prometteur.

Après un rapide et agréable voyage, le bus nous a déposé à l'hôtel Mercure avec un peu d'avance sur l'horaire prévu, ce qui a donné lieu pour certains à une explication frénétique au baby foot. 

Une partie de baby foot

Ambiance détendue et repas excellent.

Un agréable repas 1

Un agréable repas 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un agréable repas 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre président

Et en route pour le théâtre. Avant d'y pénétrer, nous avons pris le temps de nous rassembler pour la traditionnelle photo de groupe.

Photo souvenir

L'intérieur de la salle sobre et spacieuse rallume quelques sentiments d'envie chez des lyonnais qui ne se sont pas encore faits au charme de leur opéra Nouvel.

Puis changement d'atmosphère quand au début du sublimissime prélude, le metteur en scène fait ouvrir le rideau pour nous offrir un petit mimodrame de son cru : on est alors à peu près certain qu'on va devoir subir une avalanche de cuisteries. Le dénommé Désiré va en déverser à pleines louches tout au long du spectacle. Il n'est pas question d'en faire le catalogue, mais on peut signaler, à titre d'exemples : les apparitions répétées et intempestives d'un éphèbe enfariné et hagard, censé représenter le malheureux Gottfried ; la situation inconfortable du chevalier au cygne affublé d'un manteau grotesque et qui ne parvient pas au cours des trois actes à se procurer une paire de chaussures ; le lit nuptial vertical très astucieux pour autoriser les ébats amoureux des jeunes mariés tout en dissimulant aux spectateurs la partie inférieure de leur anatomie. Le contre-sens et le mauvais goût culminent au début du troisème acte où on nous donne à voir le couple Telramund se bécotant avec insistance tandis que résonne la musique de fête.

Il y eut quand même du positif dans ce spectacle, notamment au niveau de la distribution vocale. Les responsables ont eu une sacrée chance en trouvant un remplaçant pour le rôle titre de la qualité de Nikolai Schukoff, sans conteste un des meilleurs interprètes actuels : voix claire, vaillante et musicale dont on regrette seulement une émission un peu monotone. L'Elsa de Cécile Perrin, hésitante au premier acte, se reprend brillament par la suite malgré certains aigus criés. Bonne interprétation d'Ortrud par Catherine Hunold avec des belles notes éclatantes mais aussi certains passages quelque peu gommés. Les autres interprètes masculins restent dans une honnête moyenne avec toutefois un Telramund rugueux et mal assuré. Les choeurs, contraints à des mouvements stéréotypés, sont vocalement d'un bon niveau.

Nicolas Cavallier, le roi Henri et Gottfried

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nikolai Schukoff, Lohengrin et Catherine Hunold, Ortrud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Alvaro, Telramund et Cécile Perrin, Elsa

On n'attendait pas de miracle de l'orchestre, mais on espérait que ce Lohengrin donnerait lieu à une belle performance sous l'influence d'un chef enthousiaste qui galvaniserait ses troupes. Il n'en fut rien : Daniel Kawka s'est contenté d'une mise en place honnête mais sans raffinement.

Malgré tout cela, malgré les tourments et les outrages qu'ont eu à subir les mânes de Richard Wagner indignement maltraités, le public a réservé un accueil très favorable à ce spectacle. On peut se demander les raisons de cette bienveillance. Mais c'est peut-être aussi une sorte de question interdite qui contient en elle une bonne partie de la réponse.

 

 

 

fin

 

 

 

 

 

 

 

 

08 juin 2017

UNE TRILOGIE POUR PENTECÔTE

Après la trilogie pascale de Chemnitz, nous nous étions organisé une autre trilogie pentecôtière au voisinage du Rhin comportant trois étapes : Baden-Baden, Mannheim et Wiesbaden, périple qui se plaçait sous le signe de la diversité avec une version de concert, une scénographie ultra-traditionnelle et une mise en scène trash.

Samedi, le Festspielhaus de Baden-Baden donnait un Rheingold en concert avec un plateau cinq étoiles : l'Elbphilharmonie de Hambourg dirigée par Marek Janowski et un ensemble de solistes de très haut niveau. L'Or du Rhin convient particulièrement bien au glorieux vétéran Janowski, plus analytique que lyrique, servi par un orchestre parfait avec tout ce qu'il faut d'accessoires indispensables : les enclumes et leur groupe de frappeurs et la plaque métallique que l'interprète de Donner frappe lui-même avec son marteau. Parmi les solistes, tous d'une qualité remarquable, trônait le Wotan grandiose, imposant, magnifique de Michael Volle. A ses côtés, Johannes Martin Kränzle était un Alberich pathétique, Markus Eiche un Donner impérieux, Daniel Behle un Loge élégant. Les dames, moins sollicitées, tinrent leurs parties à la perfection, notamment Katarina Karneus (Fricka) et Nadine Weissmann (Erda). Ce fut vraiment un grand moment de jouissance musicale, d'émotion et de poésie wagnérienne que le public honora avec enthousiasme. On ne peut s'empêcher de regretter que certains de ceux qui se disent wagnériens boudent ces versions de concert et préfèrent se ruer sur des productions scéniques frelatées, mieux à même d'exciter leur imagination.

Marek Janowski

Solennité pour le dimanche de Pentecôte avec le fameux Parsifal que le Théâtre National de Mannheim donne régulièrement depuis 1957 ! Depuis 60 ans donc; c'était la 138ème représentation et il y en aura d'autres à venir. C'est une mise en scène typique de ce qu'on voyait dans les années 50 et 60, dans l'esprit de dépouillement et de solennité impulsé par Wieland Wagner. C'est évidemment à recommander fortement aux amateurs dont le goût a été formé exclusivement dans la matrice du Regietheater.

Parsifal Mannheim

Le revers de la médaille est qu'une inévitable routine n'a pas manqué de s'installer au fil de ces six décennies. Mais qu'importe, il est réconfortant de pouvoir vivre l'Enchantement du Vendredi Saint dans son émouvante authenticité et d'avoir même droit à l'apparition de la colombe dans le tableau final !

Tableau final de Parsifal

Sur le plan de la qualité de l'interprétation, le plateau de Mannheim ne pouvait prétendre rivaliser avec celui de Baden. Et, même en se tenant à Parsifal, il n'a pas atteint l'engagement et l'enthousiasme que nous avions tellement appréciés à Chemnitz. Les deux protagonistes, Frank van Aken et Heike Wessels, malgré d'incontestables qualités vocales, se révèlèrent empruntés et trop dépendants du chef d'orchestre. Gurnemanz trouva un bon interprète en Sung Ha et Klingsor fut incarné avec une présence vocale remarquable par Joachim Goltz. L'orchestre, excellent, était conduit avec un enthousiasme presque excessif par le jeune Alexander Soddy.

Klingsor Kundry et Parsifakl

Alexander Zoddy

A signaler que le théâtre de Mannheim, construit dans les années 50, est certainement dans son aspect extérieur, ce qui a pu se faire de plus hideux (contrairement à une opinion trop répandue, la laideur la plus plate n'est pas du tout une exclusivité des pays dits "de l'est") ; heureusement l'intérieur est plus accueillant.

En direction de Wiesbaden, nous avons fait une petite halte à Worms pour saluer Luther, l'homme de l'année, mais surtout Siegfried, le héros du jour pour nous qui allions voir le Götterdämmerung donné dans le cadre du festival annuel d'opéras du Hessischer Staatstheater.

Monument à Luther

Fontaine de Siegfried

 

 

 

 

Fontaine des Nibelungen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux "grosses pointures" étaient à l'affiche : Evelyn Herlitzius et Andreas Schager, mais on redoutait un peu la mise en scène d'Uwe-Eric Laufenberg dont on avait déjà "apprécié" la manière dans sa Walkyrie au théâtre de Linz en 2014. Après une belle scène des Nornes, nous avons assisté à une terrible démonstration de "bell-canto" dans le duo des adieux au cours duquel les interprètes devaient se livrer à des jeux de scène d'une méprisable vulgarité : toilette de Siegfried au rasoir électrique, embrassades poussées avec sa compagne en peignoir, départ avec le sac à dos, retour obligé pour cause d'oubli de l'épée, toute une panoplie d'élégantes finesses dans le genre "plus belle la vie". L'impression pénible de déjà vu se confirmait ensuite avec les ébats érotiques du couple incestueux des Gibichungen, les choristes casqués et pourvus de mitraillettes alors que Hagen s'obstinait à brandir son épieu. L'imagination de Laufenberg continuait à puiser dans les raclures du Regietheater avec l'apparition des Filles du Rhin en collants à résilles dans un bar glauque à l'enseigne "zum Rheingold". Malheureusement cette accumulation de poncifs et de déchets ne fait qu'accentuer le côté rocambolesque, voire abracadabrantesque de l'intrigue et enlève toute noblesse au personnage équivoque de Siegfried réduit aux dimensions d'une petite frappe, d'un loulou niais et grossier. Trahissant honteusement le texte et les indications scéniques à la fin du premier acte, Laufenberg oblige le héros à s'allonger entre les jambes écartées de Brünnhilde inconsciente : on est en pleine grandeur tragique ! Certains apprécieront peut-être, mais pas nous.

Brünnhilde de Evelyn Herlitzius

Siegfried d'Andreas Schager

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La musique souffre aussi de ces agressions scéniques continuelles. On s'habitue progressivement au chant hurlé de Schager et Herlitzius dont on salue finalement avec respect l'endurance et l'énergie impressionnantes. Le Hagen de Shavleg Armasi est remarquable plus par sa belle voix que par sa force dramatique, et Bernadett Fodor s'impose dans le récit de Waltraute en dépit d'un physique impossible. Le chef Alexander Joel dirige avec placidité mais efficacité un excellent orchestre. Dommage, car avec un tel ensemble on aurait pu avoir une très belle version de concert !!

Alexander Joel

Pour terminer ce message, nous rapportons l'information de notre ami Thomas Krakow selon laquelle Lohengrin va être donné  au Théâtre National de Prague, les 8, 10, 14 et 17 juin dans la mise en scène bayreuthienne de Wolfgang Wagner datant de 1967 reprise par Katharina Wagner et dont 8 représentations sont prévues au cours de la prochaine saison. Nous voulons y voir un beau geste d'attachement filial auquel il convient de rendre hommage. L'émergence répétée de ces "revivals" sur différentes scènes est-elle l'annonce d'un changement de mode, d'un déclin des charlatans provocateurs, d'un crépuscule des idoles de bastringue ? Wer weiss wie das wird ?

Lohengrin Bayreuth 1967

 

 

 

 

 

 


21 mai 2017

22.05.

Leipzig 204

22 mai 2017

 

 

 

 

Posté par walsungen à 20:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

13 mai 2017

VOUS PRENDREZ BIEN UNE PETITE TASSE DE... WAGNER

Il est assez fréquent pour ne pas dire banal de voir appliquer par des esprits profanes, mais volontiers railleurs, le qualificatif d'idolatre à l'égard des wagnériens un peu trop exclusifs par rapport à leurs goûts plus éclectiques. Je ne crains pas d'avouer qu'un innocent report d'affectivité me pousse à m'intéresser à des objets les plus variés pour peu qu'ils témoignent par une marque quelconque (et certes pas toujours du meilleur goût) d'un attachement visible au Maître de Bayreuth.

Les détracteurs parlent volontiers de kitsch au sujet de cette marotte. Je vous propose d'en juger vous-mêmes avec cet assortiment de tasses décorées de motifs wagnériens.

Une tasse est un petit vase muni d'une anse, généralement en céramique, qui est utilisé pour boire du café, du thé, du chocolat ou toutes sortes d'infusions. La tasse a le plus souvent une forme arrondie galbée évoquant un dome renversé ; elle repose parfois sur trois ou quatre pieds et s'adjoint presque obligatoirement une soucoupe (sous-tasse) assortie. Ces divers caractères distinguent la tasse du mug, récipient cylindrique d'usage courant, mais sans grand intérêt pour le collectionneur depuis que les techniques modernes d'imagerie permettent de le décorer à bon marché d'une variété infinie de motifs. Sans les dédaigner formellement, car certains mugs sont très curieux ou drôles, nous les laisserons de côté dans cette rubrique. Nous nous limiterons donc aux tasses dites "de collection".

Je vous rappelle qu'en cliquant sur les images, elles vous apparaîtront agrandies et assorties d'une légende.

On commence évidemment par les souvenirs de Bayreuth :

souvenir de Bayreuth 1

souvenir de Bayreuth 2

 

 

 

 

 

 

 

 

souvenir de bayreuth 4

souvenir de Bayreuth 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

souvenir de bayreuth 5

 

 

 

 

 

 

souvenir de bayreuth 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

souvenir de bayreuth 7

souvenir de bayreuth 8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'écrire n'est pas tout

chez Hanny Koppetz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des souvenirs d'ailleurs :

a la gloire du RWVI

espresso

 

 

 

 

 

 

 

 

 

porcelaine de Copenhague

portrait en relief

 

 

 

 

 

 

 

 

 

souvenir de venise

 

Quelques pièces raffinées :

Meissen gros plan

 

 

manufacture de Meissen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Meissen doré

Mokkatasse Hutschenreuther

les adieux de Lohengrin

 

Des accessoires indispensables :

Petite cuillère 1

Petite cuillère 2

 

 

petite cuillère 3

en morceaux ou en poudre

Un autre type de tasses est le tastevin, tasse de dégustation employée dans les caves pour apprécier les qualités d'un vin. Il s'agit là d'une tout autre spécialité, la Wagneroenologie, sur laquelle nous vous proposerons un vaste panorama dans quelques mois.

tastevin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par walsungen à 18:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

05 mai 2017

EXPOSITION FANTIN-LATOUR A GRENOBLE

Petite escapade à Grenoble où le beau musée de la ville présente actuellement (et après Paris au Musée du Luxembourg) une vaste exposition intitulée : "Fantin-Latour, A fleur de peau" et non pas à pots de fleurs, car si les natures mortes florales sont largement représentées, la peau des visages et des corps, essentiellement féminins, est bien présente pour charmer les regards.

Fantin à Grenoble

Henri Fantin-Latour (1836-1904), natif de Grenoble, est certainement le peintre et dessinateur français qui a le plus illustré l'univers wagnérien, cherchant plutôt à le transcrire, à l'interpréter qu'à l'illustrer de manière pseudo-réaliste. Cela ne va pas toujours sans quelque mièvrerie. Outre de très nombreuses lithographies en différents formats, il a aussi réalisé quelques peintures dont voici deux exemples photographiés avec leur cadre : le Prélude de Lohengrin et la première scène de l'Or du Rhin.

Prélude de Lohengrin

L'Or du Rhin

J'y ajoute cette lithographie des "Adieux de Wotan", rarement reproduite, à l'inverse d'autres dont s'abreuvent nombre de publications wagnériennes et de programmes de théâtre.

Adieux de Wotan

 

Devant le célèbre tableau "Autour du piano" (où, parmi les wagnéristes de l'époque, on reconnaît particulièrement Emmanuel Chabrier et Vincent d'Indy), je n'ai pu m'empêcher de remarquer le curieux rendu de perspective qui donne à la longueur du clavier du grand piano à peu près la dimension de celui d'une modeste épinette !

Autour du piano

 

 

 

 

 

 

 

Posté par walsungen à 17:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

26 avril 2017

WAGNER, LUTHER ET LA RELIGION

Fidèle à sa mission d'approfondissement et d'élargissement de la connaissance de l'univers wagnérien qu'on limite trop souvent de nos jours à des considérations oiseuses sur les exentricités et les manipulations des mises en scène, le Cercle Richard Wagner-Lyon, en partenariat avec le Goethe-Institut, nous conviait mardi soir à une conférence de l'universitaire parisien Gilles Demonet sur Wagner et Luther dans le cadre du jubilé des 500 ans de la Réforme. 

Luther de Matthias Hörl

Wagner de Matthias Hörl

Gilles Demonet

Le conférencier, très clair, didactique et passionné par son sujet, s'est livré à une investigation minutieuse des documents autobiographiques à la recherche de références sur l'intérêt et l'attachement de Wagner pour Luther et l'influence de ce dernier sur la pensée, voire l'oeuvre du musicien-poète.

Luther était un esprit aux talents et compétences multiples : théologien, moraliste, polémiste, linguiste mais aussi musicien, auteur de nombreux chorals dont le fameux "Ein Fest Burg ist unser Gott" repris par Wagner dans sa pompeuse Kaisermarsch. L'hommage de Richard au grand réformateur se retrouve aussi dans les Maîtres Chanteurs avec l'émouvant choeur d'entrée, hymne à Jean-Baptiste et le grandiose "Wach auf" de la Festwiese. Dans une période de graves difficultés d'ordre affectif, Richard conçut même le projet d'une comédie qui se serait intitulée : "Les Noces de Luther".

nachtigall

 

luther

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

wach auf

Admiration profonde donc, respect et affection de Wagner pour Luther, un "grand allemand" dont il pensait être l'héritier, sans pour autant afficher des idées bien claires et constantes dans le domaine de la foi religieuse.

L'auditoire a réservé un accueil très chaleureux à Gilles Demonet, dont il a apprécié l'ampleur et la qualité du travail jointes à une objectivité que n'altérait pas son évidente sympathie pour les deux personnages en question. Les conversations se sont poursuivies autour du verre de l'amitié offert par le Goethe-Institut et son directeur Joachim Umlauf, visiblement satisfait ainsi que le président Bouteldja de la collaboration qu'ils ont établie entre leurs deux organisations.

Les trois autorités

 

 

 

 

 

Posté par walsungen à 11:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

21 avril 2017

ON RENCONTRE TOUJOURS WAGNER SUR NOTRE ROUTE

Le voyage en voiture pour rejoindre Chemnitz nous a donné une fois de plus l'occasion d'agrémenter notre parcours de quelques stations de pélerinage.

La première était Karlsruhe pour assister à une représentation de l'opéra "Wahnfried" dont la création avait eu lieu le 28 janvier de cette année. C'est une oeuvre de commande du genre "Opéra politique". La musique est due au compositeur Avner Dorman dans le genre actuel, consensuel, clinquant et banal. Le libretto est l'oeuvre d'un couple de théâtreux à la plume aussi légère qu'un marteau pilon. L'objectif affiché est de discréditer complètement la famille Wagner assumant de manière abusive l'héritage de Richard et bâtissant méthodiquement le nid où serait couvé l'oeuf monstrueux du nazisme. Le personnage principal est le repoussant et minable Houston Stewart Chamberlain, entouré de la vieille sorcière Cosima et du malheureux Siegfried, homosexuel inadapté et médiocre (joué par un contre-ténor !). C'est de la caricature à gros traits exclusivement à charge et sans nuances, avec son inévitable pendant de discrimination positive puisque le seul personnage sympathique de la pièce est le chef d'orchestre Hermann Levi. Il y a aussi le génie (dämon) de Wagner, subtilement costumé en clown (la mise en scène est de Keith Warner dont on connaît la finesse façon hippopotame). Mais réduire Siegfried au rang de minus est tout de même un peu juste et même incongru si on considère qu'il avait lui-même écrit (texte et musique) une quinzaine d'opéras alors que les auteurs de "Wahnfried" se sont mis à trois pour pondre cette méchante pantalonnade.

Cosima et Hermann Levi

 

 

Winifred Hitler et Siegfried

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dâmon Chamberlain et Cosima

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Wahnfried

Enfin, le public avait l'air satisfait et le Richard Wagner Verband de Karlsruhe avait cautionné l'entreprise, ce qui en dit long sur certaines idées aussi tenaces que courtes. Évidemment on avait profité de la création de l'ouvrage pour donner le nom d'Hermann Levi à l'esplanade devant le théâtre. De quoi se donner bonne conscience...

Place Levi

 

 

A Wurzbourg, nous en avons profité pour photographier un lieu wagnérien que nous ne connaissions pas encore : le local "Letzte Hieb" (ce qui signifie dernier coup) et qui est aujourd'hui un estaminet turc (Rottendorfer Str. 29). L'environnement a bien changé depuis le temps où Richard le fréquentait dans l'année de ses vingt ans ainsi qu'il l'a relaté dans son autobiographie : "Nous nous donnions presque tous les soirs rendez-vous au "Letzte Hieb", brasserie située dans un jardin sur une riante colline. Je m'y livrais à une turbulence souvent effrénée, mais aussi à des transports d'exaltation". Rappelons que Wagner habitait en ville (Kapuzinerstr. 7 - plaque commémorative) dans la maison de son frère Albert. C'est ici qu'il écrivit les Fées.

Letzte Hieb

Letzte Hieb 2

 

Plaque Wurzbourg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rien de nouveau à Bayreuth. La façade restaurée du Festpielhaus resplendit derrière un magnifique massif printanier et la tombe du Maître recueille inépuisablement l'hommage de ses fidèles.

Festspielhaus

tombe de Richard Wagner

 

A Chemnitz, nous avons déniché la plaque apposée par le Richard Wagner Verband local sur la maison où Wagner trouva refuge (dans la nuit du 7 au 8 mai 1849) au début de sa fuite de Dresde, chez sa soeur et son beau-frère, Klara et Heinrich Wolfram. Elle se trouve au nord de la ville sur le terrain de l'ancienne fabrique de métiers à tisser Schönherr (Schönherr Str.8, bâtiment 5)

Maison de la soeur de Wagner

 

 

plaque commémorative à Chemnitz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit crochet à Leipzig nous a permis de voir la pierre tombale en souvenir de Friedrich Wagner dans l'ancien cimetière (Johannis Friedhof). Le Cercle Wagner de Leipzig a pu localiser l'emplacement d'origine et y a fait placer ce sobre et émouvant souvenir qu'il faut savoir trouver à quelque distance du monument à la mère et à la soeur de Richard.

Tombe de la soeur et de la mère de Wagner

Plaque pour le père de Wagner

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Évidemment nous avons apporté notre salut à l'ami Thomas Krakow et l'avons photographié devant la vitrine du bureau-boutique dont le Richard Wagner Verband-Leipzig a l'opportunité de disposer dans la Nikolaïstrasse.

Thomas Krakow

 

 

 

 

fin