La vie wagnérienne

12 juin 2017

LOHENGRIN A SAINT-ETIENNE

Notre Cercle lyonnais avait rassemblé 39 participants pour la dernière réunion de la saison qui était un déplacement à Saint-Etienne pour assister à un Lohengrin prometteur.

Après un rapide et agréable voyage, le bus nous a déposé à l'hôtel Mercure avec un peu d'avance sur l'horaire prévu, ce qui a donné lieu pour certains à une explication frénétique au baby foot. 

Une partie de baby foot

Ambiance détendue et repas excellent.

Un agréable repas 1

Un agréable repas 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un agréable repas 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre président

Et en route pour le théâtre. Avant d'y pénétrer, nous avons pris le temps de nous rassembler pour la traditionnelle photo de groupe.

Photo souvenir

L'intérieur de la salle sobre et spacieuse rallume quelques sentiments d'envie chez des lyonnais qui ne se sont pas encore faits au charme de leur opéra Nouvel.

Puis changement d'atmosphère quand au début du sublimissime prélude, le metteur en scène fait ouvrir le rideau pour nous offrir un petit mimodrame de son cru : on est alors à peu près certain qu'on va devoir subir une avalanche de cuisteries. Le dénommé Désiré va en déverser à pleines louches tout au long du spectacle. Il n'est pas question d'en faire le catalogue, mais on peut signaler, à titre d'exemples : les apparitions répétées et intempestives d'un éphèbe enfariné et hagard, censé représenter le malheureux Gottfried ; la situation inconfortable du chevalier au cygne affublé d'un manteau grotesque et qui ne parvient pas au cours des trois actes à se procurer une paire de chaussures ; le lit nuptial vertical très astucieux pour autoriser les ébats amoureux des jeunes mariés tout en dissimulant aux spectateurs la partie inférieure de leur anatomie. Le contre-sens et le mauvais goût culminent au début du troisème acte où on nous donne à voir le couple Telramund se bécotant avec insistance tandis que résonne la musique de fête.

Il y eut quand même du positif dans ce spectacle, notamment au niveau de la distribution vocale. Les responsables ont eu une sacrée chance en trouvant un remplaçant pour le rôle titre de la qualité de Nikolai Schukoff, sans conteste un des meilleurs interprètes actuels : voix claire, vaillante et musicale dont on regrette seulement une émission un peu monotone. L'Elsa de Cécile Perrin, hésitante au premier acte, se reprend brillament par la suite malgré certains aigus criés. Bonne interprétation d'Ortrud par Catherine Hunold avec des belles notes éclatantes mais aussi certains passages quelque peu gommés. Les autres interprètes masculins restent dans une honnête moyenne avec toutefois un Telramund rugueux et mal assuré. Les choeurs, contraints à des mouvements stéréotypés, sont vocalement d'un bon niveau.

Nicolas Cavallier, le roi Henri et Gottfried

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nikolai Schukoff, Lohengrin et Catherine Hunold, Ortrud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Alvaro, Telramund et Cécile Perrin, Elsa

On n'attendait pas de miracle de l'orchestre, mais on espérait que ce Lohengrin donnerait lieu à une belle performance sous l'influence d'un chef enthousiaste qui galvaniserait ses troupes. Il n'en fut rien : Daniel Kawka s'est contenté d'une mise en place honnête mais sans raffinement.

Malgré tout cela, malgré les tourments et les outrages qu'ont eu à subir les mânes de Richard Wagner indignement maltraités, le public a réservé un accueil très favorable à ce spectacle. On peut se demander les raisons de cette bienveillance. Mais c'est peut-être aussi une sorte de question interdite qui contient en elle une bonne partie de la réponse.

 

 

 

fin

 

 

 

 

 

 

 

 


08 juin 2017

UNE TRILOGIE POUR PENTECÔTE

Après la trilogie pascale de Chemnitz, nous nous étions organisé une autre trilogie pentecôtière au voisinage du Rhin comportant trois étapes : Baden-Baden, Mannheim et Wiesbaden, périple qui se plaçait sous le signe de la diversité avec une version de concert, une scénographie ultra-traditionnelle et une mise en scène trash.

Samedi, le Festspielhaus de Baden-Baden donnait un Rheingold en concert avec un plateau cinq étoiles : l'Elbphilharmonie de Hambourg dirigée par Marek Janowski et un ensemble de solistes de très haut niveau. L'Or du Rhin convient particulièrement bien au glorieux vétéran Janowski, plus analytique que lyrique, servi par un orchestre parfait avec tout ce qu'il faut d'accessoires indispensables : les enclumes et leur groupe de frappeurs et la plaque métallique que l'interprète de Donner frappe lui-même avec son marteau. Parmi les solistes, tous d'une qualité remarquable, trônait le Wotan grandiose, imposant, magnifique de Michael Volle. A ses côtés, Johannes Martin Kränzle était un Alberich pathétique, Markus Eiche un Donner impérieux, Daniel Behle un Loge élégant. Les dames, moins sollicitées, tinrent leurs parties à la perfection, notamment Katarina Karneus (Fricka) et Nadine Weissmann (Erda). Ce fut vraiment un grand moment de jouissance musicale, d'émotion et de poésie wagnérienne que le public honora avec enthousiasme. On ne peut s'empêcher de regretter que certains de ceux qui se disent wagnériens boudent ces versions de concert et préfèrent se ruer sur des productions scéniques frelatées, mieux à même d'exciter leur imagination.

Marek Janowski

Solennité pour le dimanche de Pentecôte avec le fameux Parsifal que le Théâtre National de Mannheim donne régulièrement depuis 1957 ! Depuis 60 ans donc; c'était la 138ème représentation et il y en aura d'autres à venir. C'est une mise en scène typique de ce qu'on voyait dans les années 50 et 60, dans l'esprit de dépouillement et de solennité impulsé par Wieland Wagner. C'est évidemment à recommander fortement aux amateurs dont le goût a été formé exclusivement dans la matrice du Regietheater.

Parsifal Mannheim

Le revers de la médaille est qu'une inévitable routine n'a pas manqué de s'installer au fil de ces six décennies. Mais qu'importe, il est réconfortant de pouvoir vivre l'Enchantement du Vendredi Saint dans son émouvante authenticité et d'avoir même droit à l'apparition de la colombe dans le tableau final !

Tableau final de Parsifal

Sur le plan de la qualité de l'interprétation, le plateau de Mannheim ne pouvait prétendre rivaliser avec celui de Baden. Et, même en se tenant à Parsifal, il n'a pas atteint l'engagement et l'enthousiasme que nous avions tellement appréciés à Chemnitz. Les deux protagonistes, Frank van Aken et Heike Wessels, malgré d'incontestables qualités vocales, se révèlèrent empruntés et trop dépendants du chef d'orchestre. Gurnemanz trouva un bon interprète en Sung Ha et Klingsor fut incarné avec une présence vocale remarquable par Joachim Goltz. L'orchestre, excellent, était conduit avec un enthousiasme presque excessif par le jeune Alexander Soddy.

Klingsor Kundry et Parsifakl

Alexander Zoddy

A signaler que le théâtre de Mannheim, construit dans les années 50, est certainement dans son aspect extérieur, ce qui a pu se faire de plus hideux (contrairement à une opinion trop répandue, la laideur la plus plate n'est pas du tout une exclusivité des pays dits "de l'est") ; heureusement l'intérieur est plus accueillant.

En direction de Wiesbaden, nous avons fait une petite halte à Worms pour saluer Luther, l'homme de l'année, mais surtout Siegfried, le héros du jour pour nous qui allions voir le Götterdämmerung donné dans le cadre du festival annuel d'opéras du Hessischer Staatstheater.

Monument à Luther

Fontaine de Siegfried

 

 

 

 

Fontaine des Nibelungen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux "grosses pointures" étaient à l'affiche : Evelyn Herlitzius et Andreas Schager, mais on redoutait un peu la mise en scène d'Uwe-Eric Laufenberg dont on avait déjà "apprécié" la manière dans sa Walkyrie au théâtre de Linz en 2014. Après une belle scène des Nornes, nous avons assisté à une terrible démonstration de "bell-canto" dans le duo des adieux au cours duquel les interprètes devaient se livrer à des jeux de scène d'une méprisable vulgarité : toilette de Siegfried au rasoir électrique, embrassades poussées avec sa compagne en peignoir, départ avec le sac à dos, retour obligé pour cause d'oubli de l'épée, toute une panoplie d'élégantes finesses dans le genre "plus belle la vie". L'impression pénible de déjà vu se confirmait ensuite avec les ébats érotiques du couple incestueux des Gibichungen, les choristes casqués et pourvus de mitraillettes alors que Hagen s'obstinait à brandir son épieu. L'imagination de Laufenberg continuait à puiser dans les raclures du Regietheater avec l'apparition des Filles du Rhin en collants à résilles dans un bar glauque à l'enseigne "zum Rheingold". Malheureusement cette accumulation de poncifs et de déchets ne fait qu'accentuer le côté rocambolesque, voire abracadabrantesque de l'intrigue et enlève toute noblesse au personnage équivoque de Siegfried réduit aux dimensions d'une petite frappe, d'un loulou niais et grossier. Trahissant honteusement le texte et les indications scéniques à la fin du premier acte, Laufenberg oblige le héros à s'allonger entre les jambes écartées de Brünnhilde inconsciente : on est en pleine grandeur tragique ! Certains apprécieront peut-être, mais pas nous.

Brünnhilde de Evelyn Herlitzius

Siegfried d'Andreas Schager

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La musique souffre aussi de ces agressions scéniques continuelles. On s'habitue progressivement au chant hurlé de Schager et Herlitzius dont on salue finalement avec respect l'endurance et l'énergie impressionnantes. Le Hagen de Shavleg Armasi est remarquable plus par sa belle voix que par sa force dramatique, et Bernadett Fodor s'impose dans le récit de Waltraute en dépit d'un physique impossible. Le chef Alexander Joel dirige avec placidité mais efficacité un excellent orchestre. Dommage, car avec un tel ensemble on aurait pu avoir une très belle version de concert !!

Alexander Joel

Pour terminer ce message, nous rapportons l'information de notre ami Thomas Krakow selon laquelle Lohengrin va être donné  au Théâtre National de Prague, les 8, 10, 14 et 17 juin dans la mise en scène bayreuthienne de Wolfgang Wagner datant de 1967 reprise par Katharina Wagner et dont 8 représentations sont prévues au cours de la prochaine saison. Nous voulons y voir un beau geste d'attachement filial auquel il convient de rendre hommage. L'émergence répétée de ces "revivals" sur différentes scènes est-elle l'annonce d'un changement de mode, d'un déclin des charlatans provocateurs, d'un crépuscule des idoles de bastringue ? Wer weiss wie das wird ?

Lohengrin Bayreuth 1967

 

 

 

 

 

 

21 mai 2017

22.05.

Leipzig 204

22 mai 2017

 

 

 

 

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13 mai 2017

VOUS PRENDREZ BIEN UNE PETITE TASSE DE... WAGNER

Il est assez fréquent pour ne pas dire banal de voir appliquer par des esprits profanes, mais volontiers railleurs, le qualificatif d'idolatre à l'égard des wagnériens un peu trop exclusifs par rapport à leurs goûts plus éclectiques. Je ne crains pas d'avouer qu'un innocent report d'affectivité me pousse à m'intéresser à des objets les plus variés pour peu qu'ils témoignent par une marque quelconque (et certes pas toujours du meilleur goût) d'un attachement visible au Maître de Bayreuth.

Les détracteurs parlent volontiers de kitsch au sujet de cette marotte. Je vous propose d'en juger vous-mêmes avec cet assortiment de tasses décorées de motifs wagnériens.

Une tasse est un petit vase muni d'une anse, généralement en céramique, qui est utilisé pour boire du café, du thé, du chocolat ou toutes sortes d'infusions. La tasse a le plus souvent une forme arrondie galbée évoquant un dome renversé ; elle repose parfois sur trois ou quatre pieds et s'adjoint presque obligatoirement une soucoupe (sous-tasse) assortie. Ces divers caractères distinguent la tasse du mug, récipient cylindrique d'usage courant, mais sans grand intérêt pour le collectionneur depuis que les techniques modernes d'imagerie permettent de le décorer à bon marché d'une variété infinie de motifs. Sans les dédaigner formellement, car certains mugs sont très curieux ou drôles, nous les laisserons de côté dans cette rubrique. Nous nous limiterons donc aux tasses dites "de collection".

Je vous rappelle qu'en cliquant sur les images, elles vous apparaîtront agrandies et assorties d'une légende.

On commence évidemment par les souvenirs de Bayreuth :

souvenir de Bayreuth 1

souvenir de Bayreuth 2

 

 

 

 

 

 

 

 

souvenir de bayreuth 4

souvenir de Bayreuth 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

souvenir de bayreuth 5

 

 

 

 

 

 

souvenir de bayreuth 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

souvenir de bayreuth 7

souvenir de bayreuth 8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'écrire n'est pas tout

chez Hanny Koppetz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des souvenirs d'ailleurs :

a la gloire du RWVI

espresso

 

 

 

 

 

 

 

 

 

porcelaine de Copenhague

portrait en relief

 

 

 

 

 

 

 

 

 

souvenir de venise

 

Quelques pièces raffinées :

Meissen gros plan

 

 

manufacture de Meissen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Meissen doré

Mokkatasse Hutschenreuther

les adieux de Lohengrin

 

Des accessoires indispensables :

Petite cuillère 1

Petite cuillère 2

 

 

petite cuillère 3

en morceaux ou en poudre

Un autre type de tasses est le tastevin, tasse de dégustation employée dans les caves pour apprécier les qualités d'un vin. Il s'agit là d'une tout autre spécialité, la Wagneroenologie, sur laquelle nous vous proposerons un vaste panorama dans quelques mois.

tastevin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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05 mai 2017

EXPOSITION FANTIN-LATOUR A GRENOBLE

Petite escapade à Grenoble où le beau musée de la ville présente actuellement (et après Paris au Musée du Luxembourg) une vaste exposition intitulée : "Fantin-Latour, A fleur de peau" et non pas à pots de fleurs, car si les natures mortes florales sont largement représentées, la peau des visages et des corps, essentiellement féminins, est bien présente pour charmer les regards.

Fantin à Grenoble

Henri Fantin-Latour (1836-1904), natif de Grenoble, est certainement le peintre et dessinateur français qui a le plus illustré l'univers wagnérien, cherchant plutôt à le transcrire, à l'interpréter qu'à l'illustrer de manière pseudo-réaliste. Cela ne va pas toujours sans quelque mièvrerie. Outre de très nombreuses lithographies en différents formats, il a aussi réalisé quelques peintures dont voici deux exemples photographiés avec leur cadre : le Prélude de Lohengrin et la première scène de l'Or du Rhin.

Prélude de Lohengrin

L'Or du Rhin

J'y ajoute cette lithographie des "Adieux de Wotan", rarement reproduite, à l'inverse d'autres dont s'abreuvent nombre de publications wagnériennes et de programmes de théâtre.

Adieux de Wotan

 

Devant le célèbre tableau "Autour du piano" (où, parmi les wagnéristes de l'époque, on reconnaît particulièrement Emmanuel Chabrier et Vincent d'Indy), je n'ai pu m'empêcher de remarquer le curieux rendu de perspective qui donne à la longueur du clavier du grand piano à peu près la dimension de celui d'une modeste épinette !

Autour du piano

 

 

 

 

 

 

 

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26 avril 2017

WAGNER, LUTHER ET LA RELIGION

Fidèle à sa mission d'approfondissement et d'élargissement de la connaissance de l'univers wagnérien qu'on limite trop souvent de nos jours à des considérations oiseuses sur les exentricités et les manipulations des mises en scène, le Cercle Richard Wagner-Lyon, en partenariat avec le Goethe-Institut, nous conviait mardi soir à une conférence de l'universitaire parisien Gilles Demonet sur Wagner et Luther dans le cadre du jubilé des 500 ans de la Réforme. 

Luther de Matthias Hörl

Wagner de Matthias Hörl

Gilles Demonet

Le conférencier, très clair, didactique et passionné par son sujet, s'est livré à une investigation minutieuse des documents autobiographiques à la recherche de références sur l'intérêt et l'attachement de Wagner pour Luther et l'influence de ce dernier sur la pensée, voire l'oeuvre du musicien-poète.

Luther était un esprit aux talents et compétences multiples : théologien, moraliste, polémiste, linguiste mais aussi musicien, auteur de nombreux chorals dont le fameux "Ein Fest Burg ist unser Gott" repris par Wagner dans sa pompeuse Kaisermarsch. L'hommage de Richard au grand réformateur se retrouve aussi dans les Maîtres Chanteurs avec l'émouvant choeur d'entrée, hymne à Jean-Baptiste et le grandiose "Wach auf" de la Festwiese. Dans une période de graves difficultés d'ordre affectif, Richard conçut même le projet d'une comédie qui se serait intitulée : "Les Noces de Luther".

nachtigall

 

luther

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

wach auf

Admiration profonde donc, respect et affection de Wagner pour Luther, un "grand allemand" dont il pensait être l'héritier, sans pour autant afficher des idées bien claires et constantes dans le domaine de la foi religieuse.

L'auditoire a réservé un accueil très chaleureux à Gilles Demonet, dont il a apprécié l'ampleur et la qualité du travail jointes à une objectivité que n'altérait pas son évidente sympathie pour les deux personnages en question. Les conversations se sont poursuivies autour du verre de l'amitié offert par le Goethe-Institut et son directeur Joachim Umlauf, visiblement satisfait ainsi que le président Bouteldja de la collaboration qu'ils ont établie entre leurs deux organisations.

Les trois autorités

 

 

 

 

 

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21 avril 2017

ON RENCONTRE TOUJOURS WAGNER SUR NOTRE ROUTE

Le voyage en voiture pour rejoindre Chemnitz nous a donné une fois de plus l'occasion d'agrémenter notre parcours de quelques stations de pélerinage.

La première était Karlsruhe pour assister à une représentation de l'opéra "Wahnfried" dont la création avait eu lieu le 28 janvier de cette année. C'est une oeuvre de commande du genre "Opéra politique". La musique est due au compositeur Avner Dorman dans le genre actuel, consensuel, clinquant et banal. Le libretto est l'oeuvre d'un couple de théâtreux à la plume aussi légère qu'un marteau pilon. L'objectif affiché est de discréditer complètement la famille Wagner assumant de manière abusive l'héritage de Richard et bâtissant méthodiquement le nid où serait couvé l'oeuf monstrueux du nazisme. Le personnage principal est le repoussant et minable Houston Stewart Chamberlain, entouré de la vieille sorcière Cosima et du malheureux Siegfried, homosexuel inadapté et médiocre (joué par un contre-ténor !). C'est de la caricature à gros traits exclusivement à charge et sans nuances, avec son inévitable pendant de discrimination positive puisque le seul personnage sympathique de la pièce est le chef d'orchestre Hermann Levi. Il y a aussi le génie (dämon) de Wagner, subtilement costumé en clown (la mise en scène est de Keith Warner dont on connaît la finesse façon hippopotame). Mais réduire Siegfried au rang de minus est tout de même un peu juste et même incongru si on considère qu'il avait lui-même écrit (texte et musique) une quinzaine d'opéras alors que les auteurs de "Wahnfried" se sont mis à trois pour pondre cette méchante pantalonnade.

Cosima et Hermann Levi

 

 

Winifred Hitler et Siegfried

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dâmon Chamberlain et Cosima

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Wahnfried

Enfin, le public avait l'air satisfait et le Richard Wagner Verband de Karlsruhe avait cautionné l'entreprise, ce qui en dit long sur certaines idées aussi tenaces que courtes. Évidemment on avait profité de la création de l'ouvrage pour donner le nom d'Hermann Levi à l'esplanade devant le théâtre. De quoi se donner bonne conscience...

Place Levi

 

 

A Wurzbourg, nous en avons profité pour photographier un lieu wagnérien que nous ne connaissions pas encore : le local "Letzte Hieb" (ce qui signifie dernier coup) et qui est aujourd'hui un estaminet turc (Rottendorfer Str. 29). L'environnement a bien changé depuis le temps où Richard le fréquentait dans l'année de ses vingt ans ainsi qu'il l'a relaté dans son autobiographie : "Nous nous donnions presque tous les soirs rendez-vous au "Letzte Hieb", brasserie située dans un jardin sur une riante colline. Je m'y livrais à une turbulence souvent effrénée, mais aussi à des transports d'exaltation". Rappelons que Wagner habitait en ville (Kapuzinerstr. 7 - plaque commémorative) dans la maison de son frère Albert. C'est ici qu'il écrivit les Fées.

Letzte Hieb

Letzte Hieb 2

 

Plaque Wurzbourg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rien de nouveau à Bayreuth. La façade restaurée du Festpielhaus resplendit derrière un magnifique massif printanier et la tombe du Maître recueille inépuisablement l'hommage de ses fidèles.

Festspielhaus

tombe de Richard Wagner

 

A Chemnitz, nous avons déniché la plaque apposée par le Richard Wagner Verband local sur la maison où Wagner trouva refuge (dans la nuit du 7 au 8 mai 1849) au début de sa fuite de Dresde, chez sa soeur et son beau-frère, Klara et Heinrich Wolfram. Elle se trouve au nord de la ville sur le terrain de l'ancienne fabrique de métiers à tisser Schönherr (Schönherr Str.8, bâtiment 5)

Maison de la soeur de Wagner

 

 

plaque commémorative à Chemnitz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit crochet à Leipzig nous a permis de voir la pierre tombale en souvenir de Friedrich Wagner dans l'ancien cimetière (Johannis Friedhof). Le Cercle Wagner de Leipzig a pu localiser l'emplacement d'origine et y a fait placer ce sobre et émouvant souvenir qu'il faut savoir trouver à quelque distance du monument à la mère et à la soeur de Richard.

Tombe de la soeur et de la mère de Wagner

Plaque pour le père de Wagner

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Évidemment nous avons apporté notre salut à l'ami Thomas Krakow et l'avons photographié devant la vitrine du bureau-boutique dont le Richard Wagner Verband-Leipzig a l'opportunité de disposer dans la Nikolaïstrasse.

Thomas Krakow

 

 

 

 

fin

 

TRILOGIE WAGNERIENNE A CHEMNITZ

Pour ses Wagner Festtage en la semaine sainte, l'Opéra de Chemnitz proposait trois opéras : Parsifal, Tannhäuser et les Maîtres Chanteurs.

Opéra de Chemnitz

Allez écouter Parsifal le jour du Vendredi-Saint donne à la représentation un caractère solennel et un éclat tout particulier. Et quand la représentation est magnifique, comme ce fut le cas, alors c'est vraiment un événement exceptionnel. Nous avons assisté à un très beau spectacle, intelligent, avec une distribution homogène et de grande qualité. Le premier acte parut quelque peu banal car trop axé sur le côté clérical. Amfortas, qui n'était d'ailleurs pas un bon acteur, mais heureusement c'était le seul, était habillé d'un costume de pape qui le rendait gauche et lourd. Le deuxième acte fut éblouissant. Si le Klingsor de Horst Lamnek put paraître légèrement insuffisant vocalement, Victor Antipenko, un jeune russe au physique fort avenant, interpréta un Parsifal remarquable avec une belle voix forte, presque encore un peu indomptée mais d'une vaillance extraordinaire. Avec lui, nous avions la Kundry de Morenike Fadayomi, aussi merveilleuse actrice que chanteuse et leur duo fut exceptionnel de force, de naturel et de vérité. La mise en scène du début du deuxième acte, très originale et esthétique, montrait Klingsor debout sur un immense grimoire d'où il invoquait et appelait Kundry. Tout à coup une page du livre s'entrouve et Kundry s'en extirpe comme une larve dans une robe faite d'une page de ce livre. Une très belle scène.

Le troisième acte fut dépouillé et sobre, avec un Gurnemanz très à la hauteur de son rôle (Sami Luttinen) et un Parsifal toujours en grande condition. Un vrai grand et beau spectacle et cette opinion fut partagée par nos amis toulousains que nous avons rencontrés à ces belles représentations.

Filles fleurs

Parsifal acte II

                     Les Filles-Fleurs

Gurnemanz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Gurnemanz 

Klingsor Parsifal et Kundry 

                                                     Klingsor, Parsifal et Kundry

des français à Chemnitz

Les Français à Chemnitz !

 

La deuxième oeuvre était Tannhäuser et là non plus nous ne fûmes pas déçus. Quel beau spectacle et quels chanteurs ! 

D'abord, la même artiste, Brit-Tone Müllertz, interpréta les deux rôles de Vénus et Elisabeth ; elle fut aussi merveilleuse dans l'un que dans l'autre. Dotée d'une belle voix ample et puissante, elle incarna tour à tour une Vénus éclatante puis une Elisabeth énergique ou humble et sa prière fut d'une douceur et d'une intensité rarement égalée. A côté d'elle, nous avions le Tannhäuser tout à fait impressionnant de Martin Iliev qui nous a fait une belle démonstration de ce que devrait être un vrai chanteur habité par son rôle et qui se donne à fond sans retenue. Bel artiste au visage tourmenté, il incarnait un Tannhäuser habité par le doute et les contradictions et il nous fit vivre des grands moments de théâtre et de beau chant. Tous les autres chanteurs étaient également de bon niveau : le jeune Landgrave de Magnus Piontek manqua un peu d'aisance dans l'aigu et le Wolfram de Oddur Jonsson, au timbre un peu rude, fit cependant un excellent troisième acte et sa romance à l'étoile était empreinte de toute la poésie requise. En résumé, chacun était pleinement investi dans son rôle, dans une mise en scène ne cherchant ni à choquer ni à transformer l'oeuvre, un décor tout à la fois moderne mais véridique et des costumes sans extravagance. On était loin du Tannhäuser de Monte-Carlo, abêti et dégénéré, qui ne dégageait aucune force. Ici, on se laissait emporter par des artistes qui vivent ce qu'ils chantent et qui nous entraînent avec eux...

Décor de Tannhäuser

Venus et Tannhäuser

Tannhäuser 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               Tannhäuser de Martin Iliev

 

     Venus et  Tannhäuser

 

Wolfram Venus et Tannhäuser 

Wolfram, Venus et Tannhäuser

Il faut aussi parler de l'orchestre de très bon niveau, dirigé pour ces deux ouvrages par le chef Felix Bender qui mena son ensemble de main de maître et fut très ovationné par le public. Seul petit bémol, du moins pour nous, c'est la lenteur parfois excessive qu'il donnait à certains passages ce qui n'était pas forcément avantageux pour les chanteurs. Quant aux choeurs, leur effectif n'est certes pas celui d'une grande scène mais ils se sont comportés très honorablement et les ensembles, notamment dans Tannhäuser, étaient très réussis.

Le chef d'orchestre 

Le chef Felix Bender

Enfin le dernier ouvrage était les Maîtres Chanteurs mais là, ce fut plutôt une déception par la seule faute de l'interprète du rôle de Hans Sachs. Le personnage du cordonnier était chanté par le même artiste qui faisait Amfortas dans Parsifal (Jacek Strauch). En dépit d'une vaillance vocale rare, trop âgé et blanchi, il était surtout un mauvais acteur, se déplaçant sans aucune aisance et ne quittant pas le chef des yeux. Cela a suffi à détruire la crédibilité du spectacle même si presque tous les autres protagonistes étaient bons. En effet, il y avait une excellente Eva (Maraike Schröter) à la voix très claire correspondant vraiment au rôle et un magnifique Beckmesser (Martin Kronthaler), drôle, très bon acteur et bon chanteur. Les Maîtres étaient tous à la hauteur de leur rôle sauf peut-être Pogner (Magnus Piontek) qui était légèrement insuffisant. Le Walther de Wolfgang Schwaninger n'était ni très jeune ni très beau mais il chantait ! Seul David, lui aussi trop vieux, était très insuffisant. Tout aurait donc pu fonctionner et le spectacle aurait pu être de qualité, mais un mauvais Sachs ça ne pardonne pas ! Je ne dis pas que la soirée fut totalement gâchée, il y eut quelques bons moments mais sans comparaison avec ce que nous avions vécu les jours précédents. Le décor unique représentait la vaste coupole d'une académie des beaux-arts et si ce décor passait pour le premier et le troisième acte, il n'était pas adapté au deuxième. Les costumes étaient de scrupuleuses reproductions des vêtements de l'époque, très colorés, richement décorés, mais un peu lourds. Un détail à souligner est que chaque maître chanteur disposait d'un apprenti particulier, à l'instar de Sachs avec David, ce qui est logique et permet des mouvements originaux dans certains passages. D'autre part, pendant le prélude joué à rideau ouvert, on a pu voir Richard Wagner lui-même, visitant la collection de peintures exposées sous la coupole, s'attarder longuement devant l'Assomption du Titien en prenant des notes : c'était assez sympathique mais quand même un peu téléphoné.

Quant à la direction de Guillermo Garcia Calvo, elle était plutôt sèche, c'est-à-dire précise mais ne dégageant pas suffisamment l'émotion profonde et naïve qui doit être le grand charme de ce chef d'oeuvre.

Enfin, puisque nous sommes en 2017, année de jubilé dédiée à Martin Luther, une remarque me semble intéressante au sujet de la harangue finale contestable de Sachs vis-à-vis des Velches. Personne ne s'étonne que l'assemblée sur la Festwiese entonne avec ferveur le "Wach auf", une citation du texte du Hans Sachs historique "Le Rossignol de Wittemberg" en hommage à Luther. Or, en traduisant la Bible latine en un allemand clair, ce dernier a accompli un travail littéraire ou linguistique de première importance. Et Hans Sachs, poète allemand, montrait dans ce poème son attachement non seulement au réformateur religieux mais aussi au promoteur de la langue allemande. Dans cette optique, l'avertissement de Sachs à Walther et au peuple s'applique au risque d'un retour des influences de la latinité (la contre-réforme) dans les terres allemandes. On est assez loin des propos médiocrement xénophobes que l'on attribue trop souvent et avec complaisance au haineux et vénéneux Richard Wagner.

Affiche des Maîtres

Madgalena et Sachs

Walther Sachs et Beckmesser

 

 

 

 

 

 

 

 

               Magdalene et Sachs                                                                      Walther, Sachs et Beckmesser

Eva et Pogner

Eva et Pogner

Eva et Walther 

Eva et Walther

Salut final et le chef Guillermo Garcia Calvo

Pour conclure, il faut saluer la performance du théâtre de Chemnitz de représenter en trois jous consécutifs et avec éclat trois ouvrages de cette importance. Saluons également le public, attentif et enthousiaste, mais aussi raffiné dans sa tenue vestimentaire avec des robes longues et même quelques smokings (dont un lyonnais !)

Très prochainement je compléterai ce compte-rendu par des impressions wagnériennes de voyage avec en particulier un commentaire sur la représentation de l'opéra "Wahnfried" qui se donnait à Karlsruhe.

 

 

 

 

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01 avril 2017

LES MAÎTRES CHANTEURS A LA SCALA DE MILAN

Quand nous avons appris que notre ami Detlef Roth, qui est aussi membre d'honneur du Cercle Richard Wagner de Lyon, chantait le rôle de Kothner à la Scala, nous avons tout de suite décidé d'aller faire un tour en Lombardie et en profiter, une fois de plus, pour admirer la magnifique façade de sa cathédrale.

La cathédrale

La soirée de le veille avait donné lieu à une agréable rencontre avec Detlef et son épouse Norma dans un restaurant choisi. Notre ami s'était laissé pousser une belle barbe pour être en accord avec les exigences du metteur en scène sans qu'il soit spécialement justifié d'arborer une pilosité aussi opulente dans la pratique de la boulangerie.

Detlef et Norma

 

 

Detlef et Henri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le spectacle proposé par la Scala était une reprise de la production de Zurich, dans une mise en scène d'Harry Kupfer, avec une distribution qui s'est avérée très disparate.

Affiche de la Scala

Du point de vue de la mise en scène elle-même, c'est-à-dire du comportement des personnages, tout était conforme à l'esprit de l'oeuvre de Wagner. Dommage cependant que le décor soit constitué seulement de la ruine de l'église Sainte-Catherine, censée être reconstruite au fil des actes sans être jamais finie, ce qui permit aux spectateurs d'avoir comme décor un immense échafaudage (le décorateur Hans Schavernoch étant depuis bien des décennies le maître incontesté des échafaudages avec escaliers incorporés), servant à tout puisqu'il n'y avait rien d'autre sur scène sinon le lilas disproportionné du second acte qui, lui-même, changeait de côté suivant les mouvements intempestifs de la scène tournante.

Le décor

Comme je l'ai dit, la distribution était loin d'être homogène et le sublime a côtoyé l'abominable. Deux merveilleux chanteurs se sont distingués : Michael Volle dans le rôle de Sachs et Markus Werba dans celui de Beckmesser. Michael Volle est sans aucun doute le meilleur Sachs actuel et il a tout pour lui : un physique agréable, une voix ample et percutante et des qualités d'acteur remarquables. Markus Werba est lui aussi un merveilleux acteur qui se déplace avec une aisance peu commune. C'est un brillant chanteur et ses duos avec Sachs lors du deuxième acte ou du troisième ont été des vrais moments de grand art, tant vocal que théâtral.

Malheureusement le couple Eva - Walther était loin d'être du même niveau. Sans être ridicule, l'Eva de Jacquelyn Wagner était terne et manquait réellement de puissance et encore plus de grâce et de finesse. Ce n'est qu'au troisième acte qu'on a pu enfin entendre sa voix, au timbre un peu acide sans cependant être désagréable, mais d'une réelle insuffisance lors de ses interventions avec Sachs ou Pogner. Quant au Stolzing de Erin Caves, c'est à n'y rien comprendre. Comment le public de la Scala, autrefois réputé pour sa sévérité avec les chanteurs, a-t-il pu supporter un tel artiste sans protester ? Aucun don d'acteur, voix terne, rien sinon des aigus hurlés et faux ! C'était d'autant plus pénible qu'Eva avait vraiment de meilleurs choix avec un Sachs sérieux et épanoui et un Beckmesser fantasque et fringant. Il est vrai que ce ténor venait en remplacement d'un collègue dont la direction artistique de la Scala s'était aperçue, seulement après la Première, qu'il était complètement inapte. Il paraît qu'il y a des personnes "hautement qualifiées" dont la seule fonction est de s'occuper du casting !

Pour le reste de la troupe : un très bon David (Peter Sonn) et une Magdalene également excellente (Anna Laprovskaja), des Maîtres à la hauteur de leur tâche, mais avec une réserve pour Albert Dohmen. Cet artiste qui s'est illustré dans de nombreux rôles et qui a incarné et chanté admirablement Wotan, nous a fait entendre un Pogner routinier et fatigué aux graves un peu courts. Je garde pour la fin ce cher Detlef qui a chanté avec dignité la partie de Kothner auquel il a donné un côté légèrement facétieux en le faisant par exemple trébucher alors qu'il porte fièrement la bannière de la guilde.

Les chanteurs

Walther, Gatti et Sachs

Daniele Gatti est certainement un grand admirateur de l'art que Richard Wagner déploie dans ses Maîtres Chanteurs mais il ne nous a pas paru particulièrement à l'aise dans cette oeuvre, spécialement dans les moments "légers". En revanche, il déploie son savoir-faire dans l'émotion profonde et solennelle du Prélude du troisième acte. Sa tâche ne devait pas être facile dans le duo Sachs-Stolzing où il avait à équilibrer l'aisance souveraine de Michael Volle avec la gaucherie de son partenaire.

Les choeurs et l'orchestre étaient naturellement impeccables. Mais les "apprenties" en costumes féminins étaient quand même mal venues !

En conclusion, un spectacle inégal pour une oeuvre qui n'est apparemment pas celle que préfèrent les Milanais, car les sièges inoccupés étaient assez nombreux et les départs prématurés aussi. Pourtant l'oeuvre n'avait pas été donnée à Milan depuis 27 ans ! (petit rappel : dernière représentation à Lyon, il y a 44 ans !!)

Dans le musée du théâtre, une exposition était consacrée à Arturo Toscanini pour célébrer les 150 ans de sa naissance. 

Expo Toscanini

 

 

27 mars 2017

LES 35 ANS DU CERCLE RICHARD WAGNER-LYON (suite et fin)

TROISIEME ACTE : LE TEMPS DES AGAPES

La noirceur tragique d'Elektra n'avait en rien altéré l'humeur joyeuse de nos hôtes qui se retrouvaient à l'hôtel Sofitel pour un dîner de gala clôturant les réjouissances prévues par le président Pascal Bouteldja pour fêter les trente-cinq ans de notre Cercle lyonnais.

Cent-quarante participants avaient répondu à notre invitation, venus de Bordeaux, Nantes, Paris, Marseille, Nice, Annecy, Toulouse, mais aussi de Belgique et d'Allemagne sans oublier évidemment les Lyonnais. Ils furent accueillis par trois petits Wagner qui sont les habituels pensionnaires de notre ami Carlos Mellina.

Philippe Berthier, Henri Perrier et Carlos Mellina

Il y eut tout d'abord les discours d'usage, traduit pour nos amis allemands par Joachim Umlauf, directeur du Goethe-Institut, et les présentations des ouvrages récemment parus de Michal Mrozowicki et Philippe Berthier. La plupart des invités devaient écouter debout, mais heureusement une coupe de champagne à la main.

Pascal Bouteldja et Joachim Umlauf, directeur du Goethe Institut

 

pendant les discours

Présentation du livre de Michal Mrozowicki

 

 

présentation du livre de Philippe Berthier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pascal Bouteldja, Pierre-Henri Alquier et Hjördis Thebault

Les Berthier et Henri Perrier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Francis van Rossum et Liesel Berthier

 

 

 

 

Philippe Berthier et Michal Mrozowicki

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis on passa à la salle à manger où les convives s'installèrent autour des quatorze tables, une par oeuvre de Wagner, plus la table d'honneur portant le nom du Maître.

Une belle salle bien remplie

Pierre-Henri Alquier et Hjördis Thebault

Thomas Krakow et Joachim Umlauf directeur du Goethe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

André Demark et Martine

une table de lyonnais

 

 

 

 

 

 

 

On a bien mangé et en apothéose, est arrivé le gâteau d'anniversaire orné d'un cygne illuminé de bâtonnets étincelants (façon Louis II).

 

 

le gateau d'anniversaire

Le président et le chef patissier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a aussi bien bu ce qui a contribué à faire monter la chaleur de l'ambiance jusqu'à une certaine dissipation euphorique pour certains alors que d'autres poursuivaient de très sérieuses discussions.

Et puis vint l'inévitable moment des embrassades de la séparation. Et pour Pascal, président mais aussi directeur général de ces jours de fête, le soulagement et la grande satisfaction de la parfaite réussite de son entreprise.

Les présidents

 

 

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